Larmes Blanches
Courrier du Viêtnam

Motos et voitures, facteurs clés des embouteillages à Hô Chi Minh-Ville

jeudi 5 juin 2008

La mégalapole du Sud doit faire face à des embouteillages permanents, la faute revenant à une croissance incontrôlée des motos comme des voitures. D’où l’importance de solutions adéquates pour remédier à ce problème.

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Au cours des premiers mois de 2008, Hô Chi Minh-Ville a immatriculé quotidiennement 150 nouvelles voitures selon la police de la circulation routière, laquelle insiste sur le fait qu’à un tel rythme, la mégapole du Sud devrait compter 50.000 voitures supplémentaires chaque année. Il s’agit là d’un facteur majeur des embouteillages, un phénomène déjà endémique et particulièrement difficile à résoudre.

Depuis longtemps, bus et motos en sont tenus pour les principaux responsables. Toutefois, la réalité est que cette mégapole, si elle recense environ 3.300 bus, compte en revanche 330.000 voitures de toutes catégories, selon les estimations. Lors d’une récente conférence portant sur les transports en commun, les experts ont considéré que les motos étaient le premier facteur des embouteillages à Hô Chi Minh-Ville. Mais, dans un proche avenir, les voitures particulières les détrôneront pour prendre la première place.

Les particuliers propriétaires de voiture vont croissant ces derniers temps, ce qui ressort du taux d’immatriculation qui s’est élevé durant les premiers mois de 2008 à 150 voitures/jour, contre 120 en 2007 et 100 en 2006. Dans la circulation et pour que celle-ci demeure fluide, une moto n’occupe que 8 à 10 m2 au sol, contre 30 m2 pour une voiture. Le calcul est donc simple : même si le nombre de voitures ne représente que le dixième de celui de motos (340.000/3,4 millions), en termes de surface occupée, les premières représentent à elles seules la moitié de celle des motos. À signaler aussi que chaque voiture particulière est normalement en service à une seule personne. En tout état de cause, elle transporte un moindre nombre de personnes pour une importante occupation au sol par rapport à d’autres moyens de transport.

En quête des solutions

Des solutions ont été avancées pour remédier aux bouchons à Hô Chi Minh-Ville. Parmi celles-ci, 2 propositions font l’objet de débats acharnés tant au sein des autorités municipales, des experts en circulation que de la population. L’une porte sur l’augmentation des surfaces réservées aux voitures de toutes sortes et l’autre, sur la réduction du nombre de véhicules particuliers, dont les motos et les voitures.

Concernant la première, les responsables de la Zone de gestion de la circulation urbaine N°1 ont indiqué proposer bientôt de réduire la superficie réservée aux motos en faveur des voitures sur une dizaine de voies au centre-ville. Ainsi, les voitures auraient tendance à empiéter sur le territoire des motos qui est déjà à l’étroit. Une question qui figurera donc à l’ordre du jour de prochaines discussions.

La 2e proposition consiste à limiter le nombre de véhicules particuliers grâce à la perception de frais de circulation. Proposée à la population, elle a suscité des réactions mordantes car elle concerne également la majorité des gens ayant de faible revenus, et notamment les propriétaires de moto de marque chinoise de moins de 10 millions de dôngs (380,00 €) à l’achat. Selon Nguyên Thê Trung, chef de cabinet du Service municipal des communications et des travaux publics, il vaut mieux "taxer expressément les véhicules de luxe, à commencer par les voitures particulières". Une telle solution a pour but de limiter l’augmentation du parc de véhicules particuliers, un des facteurs essentiels de ces embouteillages endémiques, mais aussi de générer de nouvelles recettes pour le budget municipal des infrastructures, selon M. Trung.

Duc Hiêu/CVN (05/06/2008)


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