Les "nuisances" voisines du nouveau site émeuvent les parents d’élèves.
samedi 16 mai 2009 par Benoît Lentz
Les élèves du Lycée français de Ho Chi Minh Ville respiront bientôt un air très parfumé et pourront assister aux exécutions capitales sans quitter leur classe !
Il est des occasions qui font ressortir la réalité et l’importance des écarts culturels et économiques entre la France et le Viêtnam, entre le Nord et le Sud.
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L’École Colette est le groupe scolaire français de la principale métropole du Viêtnam. C’est un établissement qui accueille les élèves de la maternelle au lycée et qui compte maintenant plus de 650 élèves.
Pour pouvoir poursuivre sa mission et son développement dans de bonnes conditions un déménagement à été prévu et organisé avec un budget de plusieurs millions d’Euros.
Le nouveau groupe scolaire doit ouvrir ses portes débuts 2010 et les parents d’élèves principalement français et européens regroupés dans des associations actives et organisées qui ont même leur propre site internet ont fait des découvertes qui les inquiètent pour la plupart à juste titre mais qui sont normale dans un pays comme le Viêtnam.
dans la pétition qu’ils ont lancés les parents relèvent :
" Lors de la visite de certains parents sur le chantier de notre future école dans le district 9, les réactions ont été vives en découvrant sur les lieux, la réalité et l’ampleur de problèmes d’environnement bien précis au sujet desquels les associations de parents d’élèves n’ont cessé d’alerter l’AEFE et le Consulat, sans réponses à ce jour :
- La décharge sauvage, illégalement installée à côté de l’école et toujours active.
- L’antenne relais de téléphonie qui a été montée il y a plusieurs mois le long d’un mur attenant à l’établissement, en vis a vis du futur bâtiment devant recevoir l’école primaire et maternelle.
- Les briqueteries dont on nous assure la fermeture imminente, mais dont les activités restent importantes.
- La zone d’exécution des condamnés à mort qui est également sur un terrain attenant au site de l’école, visible du 1er étage du bâtiment des collégiens et lycéens et accessible de la route sans clôture."
Voici donc un groupe scolaire bien entouré !
- Avec une décharge sauvage, non contrôlée,
- des briqueteries qui fonctionnent avec des fours à bois et au charbon qui font passer le smog de Londres pour l’air d’un sanatorium à coté de celui de ce quartier,
- Une zone d’exécution des condamnés à mort qui comporte également un cimetière et qui est accessible sans clôture ce qui est naturel où la peine de mort est fréquemment appliquée et où les exécution sont publiques. Les condamnés étant fusillés, cela ajoute-t-il le risque de balles perdues pour les élèves ?
- Un relais GSM dont la proximité relative inquiète les parents au nom d’un principe de précaution qui n’est appliqué en France que par décision de justice. Si les parents veulent faire un procès aux opérateurs locaux pour faire démonter cette antenne, je ne suis pas sûr qu’ils obtiennent gain de cause, en France même, ce ne serait pas certains contrairement à ce qu’ils prétendent.
Pour terminer on a trouvé dans le sol du Toluène (C’est un produit nocif et écotoxique (souvent présent dans certains sols industriels pollués). Sa toxicité aiguë est faible, mais il a comme premiers organes-cibles le système nerveux central (cerveau, moelle). C’est aussi un irritant pour la peau, l’œil et le système respiratoire.)
Vous me demanderez pourquoi avoir choisi un terrain pareil. Dans une agglomération comme Ho Chi Minh Ville les terrains disponibles d’une taille suffisante, facilement accessibles ne sont pas si nombreux que ça et dans une ville d’un pays qui connaît une telle croissance économique les sols pollués, les usines polluantes et les antennes de GSM sont partout.
Il est à noter que ce déménagement sera l’occasion d’une rupture historique puisque l’École Colette deviendra le Lycée international d’ Ho Chi Minh Ville avec éventuellement le nom d’une personnalité française suffisamment consensuelle pour ne déclencher aucune opposition de la part ni de la communauté française, ni des autorités du Viêtnam ce qui réduit le choix à rien, ou Alexandre de Rhodes, Pasteur, Yersin, ou les époux Curie.
Ces considérations n’empêchent pas de soutenir ces parents dans leur combat pour permettre à leurs enfants d’être scolarisé dans un cadre présentant un niveau de sécurité suffisante.
N’oublions pas que la peine de mort existe encore et que nombres d’états prétendent toujours lutter contre la barbarie avec des moyens barbares.
merci à Mark de m’avoir alerté.
Benoît Lentz
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